Severus Rogue : l’héro improbable d’Harry Potter tome 7

Écrit par Dave Kopel

Traduit par Mélanie Lewis

Le 19 juillet 2005

Anglais. Russe. Español.

Ne lisez pas le reste de cet article à moins que vous ayez déjà lu Harry Potter et le Prince de sang- mêlé. Les prédictions pour le tome 7 nécessiteront la révélation de quelques détails importants de l’intrigue du tome 6.

Une des nombreuses vertus du livre de John Granger The Hidden Key to Harry Potter est son accentuation à l’importance des noms des personnages. Il y a quelques années, dans une critique de National Review Online, j’ai examiné les théories intéressantes et plausibles de Granger du sous-texte chrétien des noms « Gryffondor » et « Harry Potter. » Les noms d’autres personnages ont également des racines chrétiennes intéressantes. Hedwig, le hibou fidèle et protecteur d’Harry, partage un nom avec une sainte chrétienne médiévale, qui est la patronne des sœurs de saint Hedwig dont « Le but principal est l’éducation des enfants orphelins et abandonnés. » Un site web d’un fan de Potter contient un compendium de nombreux noms des personnages et de leurs significations (y inclus le tome 1 au tome 4) et le site n’épuise pas les significations qui peuvent être tirées des noms bien qu’il soit plein d’information fascinante.

Granger précise que le son de « Severus Rogue » (en anglais : Severus Snape) incite le lecteur à penser d’un serpent et Rogue—qui est ingénieux et méfiant—a plusieurs qualités d’un serpent. En outre, Severus est un professeur exceptionnellement ferme. Cependant, je pense qu’il y a une signification plus importante du nom, qui peut-être contient la clé du dénouement du tome 7. « Severus » est une variante du mot anglais « sever, »—couper. Si on combine les deux mots de son nom ensemble, afin qu’on voit les consonnes ensemble, on entend « sever-uh-ssnape, » très semblable à « sever a snake » (coupe un serpent en français).

En fin de compte, je prédirai que Rogue se sacrifiera pour détruire Voldemort, qui est comme un serpent, dont le symbole personnel (la Marque des Ténèbres) est une tête de mort avec un serpent sortant de la bouche. (Ce symbole enseigne involontairement la leçon que la parole fausse est une sorte de la mort). À un niveau extérieur, les événements du tome 6 semblent contraires entièrement à ma thèse, mais examinés d'un autre angle, ils la confirment. Commençons avec chapitre 2, « l’Impasse du tisseur » dans lequel Rogue fait le serment inviolable à Narcissa Malefoy. Le titre du chapitre se rapporte apparemment à la rue où Rogue vit.

Mais le chapitre est également le commencement de la fin de la vie des déceptions et des doubles jeux, de la tentative de Severus Rogue de jouer les deux côtés. Comme il explique à Narcissa et à Bellatrix, il « a raconté » une « histoire sur les remords profonds qu’[il] éprouvais » pour gagner la protection de Dumbledore (page 41-42). Quand Narcissa lui demande le serment inviolable, Bellatrix raille que Rogue n’offrira que « des paroles vides comme toujours, sa façon habituelle de se défiler quand il faut agir… » (46). Mais, peut-être pour la première fois en sa vie, Rogue se rend pour une autre personne. La conséquence de casser un serment inviolable est la mort.

Le mariage est, dans son état sanctifié, un serment inviolable, et la cérémonie d’enchantement est remarquablement comme un mariage : Rogue regarde dans les yeux éplorés de Narcissa, se met à genoux face à elle, et ils joignent leurs mains droites. En présence d'un Enchâineur, on pose des questions à Rogue qui évoquent le rythme des vœux de mariage : « Severus, t’engages-tu à veiller sur mon fils… » A chaque question, Rogue répond « oui »—évoquant le « oui » du serment inviolable dans un mariage. 

Avec chaque « oui, » une langue de feu s’enroule autour de leurs mains entrelacées (47). Je suggère que Rogue aime Narcissa. Son aimée est une narcissiste, mais à la plus grande crise de sa vie—quand son fils est en péril mortel, et son mari ne peut pas le protéger, Narcissa risque tout—même trahissant le Seigneur des Ténèbres et encourant son colère terrible—dans une tentative désespérée de sauver son Drago (42-43).

Parce que Narcissa et Rouge aiment, ils ne sont pas, en fin de compte, les serviteurs vrais du Seigneur des Ténèbres.

Des mois plus tard, Hagrid raconte à Harry un argument entre Dumbledore et Rogue qu’il vient d’entendre : « j’ai simplement entendu Rogue dire à Dumbledore qu’il avait un peu trop tendance à penser que tout allait de soi mais, que lui—Rogue—n’avait peut-être plus envie de le faire…Dumbledore a répondu d’un ton très sec qu’il avait accepté et que c’était comme ça » (448).

Pendant la confrontation entre Dumbledore et Drago sur la Tour d'astronomie, Dumbledore révèle qu'il savait tout le temps que Malefoy conspirait de l’assassiner. Pourtant Dumbledore n'a pas agi contre Drago parce que Dumbledore espère encore qu’il peut sauver Drago en faisant Drago se convaincre qu'il n'est pas un tueur, aguichant ainsi Malefoy de venir au bon côté (642, 648).

Severus Rogue est la seule personne qui sait que le Seigneur des Ténèbres a commandé à Malefoy de tuer Dumbledore et qui est en contact avec Dumbledore. Je crois que Rogue a révélé le complot du Seigneur des Ténèbres à Dumbledore. Et que Rogue a également révélé à Dumbledore que Rogue avait fait un serment inviolable à Narcissa. L'argument entre Dumbledore et Rogue s’était passé quand Rogue s’est fatigué dans ses efforts de protéger Drago, et Dumbledore a insisté que Rogue doit garder son serment.

La connaissance de Dumbledore de la troisième partie du serment du Rogue—qu’il assassinera Dumbledore si Malefoy ne réussit pas—explique ce qui s’est passé un peu avant la mort de Dumbledore. Dumbledore voulait mourir (j’expliquerai plus tard la raison pour laquelle il voulait mourir) et il savait que Rogue était l’homme qui pourrait—et devrait—performer l’acte.

Considérez l'ambiguïté des mots de Dumbledore au moment où Harry et lui se dépêchent à Poudlard : « c’est… le professeur Rogue dont j'ai besoin… » (637). Cette fois, Dumbledore ne veut pas que Rogue le guérisse, comme Rogue avait fait l’été précédent, quand Dumbledore était retourné d’une bataille féroce gravement blessé.

Quand Rogue arrive à la Tour d'astronomie, il examine la scène, mais n’agit pas. Dumbledore est sans défense. Mais Drago ne peut pas tuer Dumbledore. Les autres Mangemorts sur la Tour seraient contents de tuer Dumbledore, mais ils ont peur d’agir, parce que le Seigneur des Ténèbres a exigé que Drago doive assassiner Dumbledore. Comme Dumbledore connaît, seulement Rogue—qui a fait le serment inviolable de tuer Dumbledore si Drago ne peut pas—défiera les ordres du Seigneur des Ténèbres, et tuera personnellement Dumbledore.

À ce moment, Dumbledore quémande Rogue de remplir son serment. « Severus, » dit le directeur. « Pour la première fois, Dumbledore avait un ton suppliant » (654). « Severus…S’il vous plaît… »

Si Rogue suivait les souhaits de Dumbledore, pourquoi voyait-on la « répugnance, la haine creuser » dans les traits du visage de Rogue pendant qu’il a regardé Dumbledore juste avant de le tuer ? Premièrement, la révulsion de exécuter un sortilège impardonnable, le sortilège de mort Avada Kedavra. En parlant de la mort après, les professeurs et les élèves de Poudlard consentent que, en dépit de toutes ses fautes, ils n’aient jamais cru que Rogue pourrait tuer un homme. Pour satisfaire le serment inviolable, Rogue a agi contre son caractère vrai.

Quant à la « haine, » Rogue sait qu'un sorcier doit agir avec la haine pour jeter avec succès un sortilège impardonnable. La haine vient facilement à Rogue et il avait beaucoup de ressentiments qu’il pourrait rappeler—y compris, peut-être, la haine de Dumbledore pour faire Harry Potter le favori du directeur. Et il y a alors un plein réservoir de qui se déteste de son enfance exécrable, composé par ses plusieurs cruautés comme un adulte.

Mais ma conjecture est que la source primaire de « la répugnance, la haine » est que Rogue sait les mêmes choses que Dumbledore venait d’apprendre, quand Dumbledore a bu la potion magique du bassin dans le lac secret où Voldemort avait caché un Horcruxe. (Notez la signification de « croix horrible »—une version pervertie de l’objet qui sauve l’âme et franchit la mort.)

Dumbledore a souffert la douleur en buvant les dix coupes de potion. Harry a présumé que Dumbledore avait simplement des hallucinations pendant qu’il buvait, mais je crois que Dumbledore voyait plutôt des vérités terribles. 

Harry a vu que Dumbledore avait peur. Il a gémi « …n’aime pas…veux arrêter…je ne veux pas…qu’on me laisse…que ça s’arrête, que ça s’arrête. » (La phrase dernière rappelle le hurlement effrayé de « que ça s’arrête » de la fille Regan, qui est possédée par un démon dans le film The Exorcist.) Dumbledore a continué « Je ne peux pas, il ne faut pas m’obliger, je ne veux pas… »

Ensuite, « C’est ma faute, entièrement ma faute…par pitié, que ça s’arrête et plus jamais, plus jamais…Il ne faut pas leur faire du mal…c’est ma faute, c’est à moi qu’il faut faire du mal… » (La phrase dernière rappelle les choses que le jeune prêtre exorcisant, Père Karras, a hurlé au démon : « faire du mal à moi. » Le démon a quitté le corps de la fille immédiatement et a inhabité Karras, qui s’est lancé immédiatement par la fenêtre à sa mort—contrecarrant ainsi le démon ; il a survécu juste assez longtemps pour recevoir ses derniers rites, et ensuite il est mort paisiblement.)

Dumbledore implorait « Que ça s’arrête, que ça s’arrête, je veux mourir ! »

Ensuite, un peu avant qu’Harry n’ait donné à Dumbledore la dixième et dernière coupe, Dumbledore a crié « QU’ON ME TUE ! » « Ce…cette coupe vous tuera ! » (629).

Dumbledore, je crois, a rendu compte qu'il avait fait une erreur terrible qui avait donné à Voldemort beaucoup de puissance, et sans mourir, Dumbledore ne pourrait pas arrêter le dommage de cette erreur. Comme Dumbledore avait raconté à Harry un longtemps avant, « je t’ai déjà administré la preuve qu’il m’arrive de me tromper comme n’importe qui d’autre. En fait, comme je suis plus—pardonne-moi—relativement plus intelligent que la plupart des hommes, mes erreurs sont en proportion beaucoup plus considérables » (220-221).

Quelle était l'erreur ? Elle a probablement quelque lien avec la réunion que Voldemort a arrangé il y a des années avec Dumbledore, pour poser sa candidature pour un professorat chez Poudlard. Dumbledore a été dérouté par la réunion, parce que Voldemort (ou Tom Jedusor) a simplement su qu'il n'y avait aucune chance que Dumbledore l’embaucherait, et Dumbledore a su que Jedusor le savait. 

Pourtant Dumbledore a laissé Jedusor dans le bureau de Dumbledore. Observant une rediffusion de la réunion dans la Pensine de Dumbledore, Harry note quelque chose à la fin de la réunion, que Dumbledore, il semble, ne note pas : « pendant un instant, Harry fut sur le point de crier une mise en garde inutile : il était sûr d’avoir vu la main de Voldemort esquisser un mouvement vers la poche où était rangée sa baguette magique. Mais ce bref moment était passé, Voldemort avait tourné les talons, la porte se refermait, il avait disparu » (492).

N’importe quel sortilège malin que Voldemort ait secrètement jeté ce jour—enchantant quelque chose dans le bureau de Dumbledore, ou peut-être Dumbledore lui-même—avait des conséquences que Dumbledore ne savait pas avant qu’il n’ait bu la potion sur l’île. Il est possible que le sortilège ait inséré chez Poudlard les quatre disciples de Voldemort (déguisés très bien par la magie) qui attendait dans la ville hors de Poudlard. Comme Dumbledore a dit à Jedusor pendant l’entretien, il n’avait pas de sens d’avoir les disciples accompagnent Jedusor, si Jedusor ne voulait que parler avec Dumbledore.

En toute case, Dumbledore a compris, pour des raisons qui ne sont pas encore claires pour le lecteur, qu’il faut qu’il meure très tôt pour sauver les innocents.

La scène finale de Rouge est cohérente avec la thèse que Rogue n’est pas un serviteur vrai du Seigneur des Ténèbres.

Significativement, Rogue, dans un sens, protège Harry. Le sortilège de Rogue, au bon moment, prévient Harry de jeter un sortilège impardonnable. Rogue n’était pas à l’épreuve chez le ministère de la Magie à la fin du tome 5, donc il est possible qu’il ne sache pas qu’Harry a déjà jeté un sortilège impardonnable. Bellatrix (dont la signification est femme guerrière, et aussi le nom de l’étoile vive qui est l’épaule droit d’Orion) sait qu’Harry a jeté un sortilège impardonnable, mais—en considérant son embarras à cause de son échec chez le ministère—il est probable que Bellatrix n’a pas donné une explication très détaillée de la lutte.    

Pendant l'épreuve avec Harry à l’extérieur de la terre d'école, le visage de Rogue est plein de la haine, mais il est compréhensible. Harry essaye de jeter un sortilège sur Rogue que Rogue, comme un étudiant de Poudlard, avait inventé lui-même. Le père d’Harry, James Potter, avait terrorisé son condisciple Rogue en utilisant un sortilège que Rogue a inventé contre Rogue lui-même. (Ceci est le souvenir de Rogue qu’Harry a observé dans la Pensine de Rogue dans le tome 5.)

Si Rogue avait toujours joué un double jeu complexe contre Voldemort (ou avait au moins travaillé les deux côtés de la rue, et avait gardé ses options indéterminées, pour s'assurer qu’il peut sauter au côté qui gagne), pourquoi Voldemort ne sait-il pas ? Après tout, le Seigneur des Ténèbres est, comme Rogue dit en chapitre 2, « le legilimens le plus accompli que le monde ait jamais connu ». (36) (Comme beaucoup de sortilèges, legilimens est une variante latine ; dans ce cas-ci, pour « lire esprit ».

Cette réponse est facile. Rogue est un praticien superbe d'occlumancie, qui bloque une tentative de pénétrer l’esprit. Rappelez que dans le tome 5, Harry a été commandé de prendre des leçons d'occlumancie avec Rogue—avec l’expectative que si Potter a bien appris (il n’a guère essayé), Potter pourrait empêcher Voldemort de pénétrer l’esprit d’Harry, en dépit du lien mental très fort entre Harry et Voldemort. Vraiment, l’occlumancie, en un sens métaphorique, est l’essence du caractère de Rogue. Il est l’homme avec une expression illisible. Depuis le tome 1, Rowling avait révélé des surprises de Rogue, pour que les lecteurs ne sachent jamais pour certain les intentions vraies de Rogue.

Considérez la possibilité que Rogue sait la prophétie entière. Dans le tome 5, Dumbledore explique à Harry comment le candidat de travail Sibylle Trelawney est tombée en transe—une transe qu’elle ne se rappelle pas—et a prononcé la prophétie la nuit avant qu’Harry ne soit né (471). (Son prénom vient du mot grec « sibylla » qui signifie « prophétesse. » Elle partage un nom de famille avec Edouard John Trelawney, un Anglais du 19me siècle, « un raconteur super qui se promouvait…[qui]…était loin d’être véridique. » Pour la plupart, Sibylle Trelawney est une fraude qui se promeut, mais elle est quelquefois correcte, comme dans le tome 6 quand les cartes continuent d’envoyer un message d’une catastrophe imminente sur une tour.)

Trelawney raconte à Harry que son entretien avec Dumbledore a été interrompu par la découverte que Rogue écoutait clandestinement (598). Dumbledore présume que Rogue a raconté à Voldemort la première moitié de la prophétie uniquement. (603) (La première partie identifie un bébé est né le 31 juillet—soit Harry Potter soit Neville Londabut—comme un ennemi dangereux de Voldemort.) La présomption de Dumbledore est correcte, puisque Voldemort évidemment ne sait pas la deuxième moitié de la prophétie, et a passé l’entièreté du tome 5 dans un effort futile de l'apprendre. Et Rogue a simplement dit à Voldemort la première moitié de la prophétie, parce que Voldemort a alors commencé de conspirer à tuer le bébé Harry, bien qu'il ait réussi en tuant ses parents et pas Harry lui-même.

Par conséquence, Dumbledore et Harry présument que Rogue ne sait pas la deuxième moitié de la prophétie, parce qu'ils assument que Rogue, qui était à ce moment un Mangemort, aurait dit à Voldemort tout que Rogue savait. Mais peut-être la présomption de Dumbledore et Harry est incorrecte. Peut-être Rogue jouait un double jeu même à ce temps, et a décidé de maintenir quelques options pour lui-même en gardant la deuxième moitié de la prophétie à lui-même. Particulièrement parce que la prophétie suggère qu’il est possible que le côté de Voldermort ne gagne pas à la longue.

La première moitié de la prophétie est :

Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l’ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore.

La deuxième moitié de la prophétie explique, je suggère, la raison pour laquelle Harry doit mourir dans le tome 7, pour que Voldemort puisse être détruit :

et l’un devra mourir de la main de l’autre car aucun d’eux ne peut vivre tant que l’autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois....

« [A]ucun d’eux ne peut vivre tant que l’autre survit. » é la surface, cette déclaration est absurde. Voldemort et Harry sont tous les deux vivants, et tous les deux survivent, simultanément. Nous avons tendance à penser de « vivre » et « survivre » comme synonymes. Pourtant si les deux mots sont des synonymes, la prophétie est incorrecte.

On peut argumenter que, si une personne n’est pas mortelle, on n’est pas, dans un sens, vraiment vivante. Les créatures immortelles, (c’est-à-dire les créatures qui survivent indéfiniment) que nous avons vues sont des fantômes et infernis. Chacune d’elles survit, mais ni l’un ni l’autre d’elles ne vivent.

Donc, tant qu’Harry survit, Voldemort n’est pas mortel. Par conséquent, Voldemort n’est pas, dans un sens vivant. Et peut-être, dans une manière qui est encore inconnue, Harry est immortel tant que Voldemort survit.

En référant à l'épée de Godric Gryffondor, Dumbledore dit que, « la seule relique connue du Gryffondor demeure en sûreté » de la tentative de Voldemort d'implanter un Horcruxe (556). Oui, mais il y a possiblement une relique inconnue du cofondateur de Poudlard ? Comme le dernier descendant vivant de Godric Gryffondor (comme Voldemort, l’héritier de Serpentard, est le dernier descendant de Salazar Serpendtard) ?

Harry est né à Godric’s Hollow. Il y a nombreuses raisons, détaillées dans le livre par John Granger, de croire qu’Harry est l’héritier de Gryffondor. Même son nom est similaire à « héritier » quand Fleur Delacour l’appelle « ‘Arry » avec son accent français. 

La raison qu’Harry doit mourir pour que Voldemort puisse « vivre » (comme un mortel) plutôt que « survivre » (comme un immortel) est que l’Horcruxe final est contenu dans Harry lui-même.

À la fin du tome 6, Harry annonce ses plans de retourner chez Dursley temporairement (conformément aux instructions précédentes de Dumbledore), et ensuite de voyager à Godric’s Hollow, la maison de son enfance, pour la première fois dans sa vie avant de commencer une quête pour les Horcruxes (713). Le voyage à la maison où ses parents ont été assassinés sera bien plus significatif à sa quête qu’Harry saisit actuellement.

En retournant à la maison mécontente où il a grandi pendant l’été de sa 16ème année, et par la suite à l’endroit où il est né, Harry reproduira les actions Tom Jedusor pendant l’été de sa propre 16ème année (403).

« Je suis persuadé que c’est par ta mort qu’il avait l’intention de créer son dernier Horcruxe, » Dumbledore a expliqué à Harry (557).

Mais le sortilège de la mort et celui de l’Horcruxe que Voldemort a jetés sur le bébé Harry ont terriblement ratés et ont foudroyé le corps de Voldemort loin de l’existence. Pourtant peut-être Voldemort, à l’insu de lui, a créé cet Horcruxe final : en Harry Potter lui-même. La cicatrice en forme d’éclair est évidemment plus qu’une blessure de l’attaque, parce que nous savons qu’elle lie magiquement Harry et Voldemort. Elle est peut-être l’Horcruxe final ? Et ainsi pour que Voldemort soit détruit avec la finalité, Harry lui-même doit aussi mourir.

Peut-être il y a quelque manière de détruire l’Horcruxe sans tuer Harry. Mais de ce que nous avons vu jusqu'ici, afin de détruire un Horcruxe, tel que celui contenu en journal intime de Tom Jedusor, on doit détruire le porteur de l’Horcruxe aussi. (Le blog « Letters of Marque » écrit par Heidi Bond, une étudiante de droit à Michigan, contient un discours extensif de la théorie qu’« Harry a un Horcruxe. »

Un arcane final : qui est-ce qui est le « R.A.B. » qui avait déjà volé l’Horcruxe du bassin sur le lac de Voldemort sur l’île, longtemps avant que Dumbledore et Harry ne soient arrivés pour essayer de prendre l’Horcruxe ? Comme la recherche archivistique d’Hermione montre, il n’y a aucune personne avec les initiales « R.A.B » qui est un preneur possible de l’Horcruxe. (Nous ne savons pas le deuxième prénom de Regulus Black, le frère cadet décédé du parrain d’Harry. Mais, je présume qu’Hermione est une chercheuse si exhaustive qu’elle n’aurait pas échoué de découvrir le deuxième prénom d’un suspect si évident.)

Rappelez les paroles de Dumbledore à Harry, pendant que les deux retournaient avec succès de leur voyage à travers le lac de Voldemort dans la caverne : « Il était impossible d’y arriver tout seul… » (634).

Ainsi « R.A.B. » pourrait être les initiales d’une équipe de trois sorciers qui ont pris l’Horcruxe. Pourtant, le bateau enchanté qui est nécessaire pour traverser de la rive à l'île peut détecter la magie, et ne permettra qu’un passager sorcier qui est adulte. Le bateau ne prévient pas Harry de monter avec Dumbledore parce que Harry est encore mineur, et Dumbledore « ne croit[t] pas que [s]es pouvoirs seront pris en considération » en comparaison à celles de Dumbledore lui-même (620). S’il en est ainsi, il semblerait impossible que trois sorciers adultes puissent monter au bateau. Au moins deux du trio « R.A.B., » étaient-ils des mineurs ? Ou ont-ils apporté des balais pour qu’ils puissent voler ?

D'ailleurs, celui qui a pris l’Horcruxe aurait dû vider le bassin en buvant toute sa potion magique. Ainsi, comment le bassin a-t-il été rempli avec la potion avant qu’Harry et Dumbledore ne soient arrivés ? 

Voici ma théorie : R.A.B. se réfère, entièrement ou partiellement, à Severus Rogue. Quand Hermione rapporte de sa recherche archivistique au sujet des sorciers avec les initiales R.A.B., aucun de qui semblent être un preneur possible de l’Horcruxe, elle conclut « Non, en fait, ce que j’ai trouvé concerne…heu…Rogue » (698). Ça veut dire qu’en recherchant « R.A.B., » elle a trouvé un minuscule article de journal qui indique que le nom de jeune fille de la mère de Rogue était « Prince » et qu’elle a marié un moldus ; Hermione a découvert la raison pour laquelle Rogue s’est appelé « le Prince de sang-mêlé » (698). Mais peut-être Hermione a dit plus qu’elle sait quand elle dit que « R.A.B. » concerne Rogue.

Comme génie de potions, il est possible que Rogue ait su une méthode pour neutraliser la potion en la consommant. Il est également possible qu’il ait su une méthode pour remplir le bassin avec la potion nouvelle, après qu’il l’a vidé et pris l’Horcruxe.

Je crois qu’Harry est correct quand il prédit que « si en chemin je rencontre Severus Rogue…tant mieux pour moi, tant pis pour lui » (713). Mais la manière dans laquelle les choses entre Harry et Rogue ressoudent sera immensément plus complexe qu’Harry actuellement comprend.

J’ai cherché « R.A.B » et « légendes » à l’internet. J’ai trouvé l'île croate de Rab et l'histoire de son saint patron, comme dit dans la Légende Dorée. Écrit par Jacobus de Vorgaigne, la Légende Dorée est une collection de biographies des saints et d’autres histoires pieuses du 15ème siècle. Elle a été sortie en chaque langue européenne principale, et la bible était le seul livre qui était plus populaire. Le succès de librairie a offert des histoires fascinantes de la magie—dans la forme des reliques miraculeuses—qui a renforcé la foi chrétienne.

Voila l’histoire du patron de Rab :

Autrefois, il y avait un Cananéen appelé Offerus, un homme énorme d’ « une grande figure où respirait la bonté ». Donc, à l’âge de raison « il se mit à voyager en disant qu'il voulait servir le plus grand roi du monde. »

Ainsi Offerus a servi le roi le plus puissant au monde. Mais alors, il a appris que le roi avait peur du diable. Ainsi Offerus a quitté le roi et est allé trouver le diable. En rencontrant le diable, Offerus a décidé de le servir. Plus tard, Offerus a découvert que le diable avait peur du Christ.

Ainsi, Offerus a quitté le diable et a demandé à un ermite de lui dire comment servir le Christ. L’ermite l'a commandé d’employer sa force énorme pour porter des voyageurs à travers un fleuve avoisinant. Un jour, il portait un enfant quand « tout à coup les flots s'enflèrent et devinrent furieux, et l'enfant pesa sur lui comme un lourd fardeau ; Offerus déracina un grand arbre et rassembla ses forces mais les flots grossissaient toujours, et l'enfant devenait de plus en plus pesant. Offerus, craignant de noyer l'enfant, lui dit en levant la tête : « Enfant, pourquoi te fais-tu si lourd, il me semble que je porte le monde ? » Le passager s’est révélé comme le Christ et a donné à Offerus une baguette qui pourrait exécuter des miracles. 

Le nom d’Offerus (« personne malfaisante ») a été changé à Christophe (« port Christ »), la première utilisation de ce nom. Christophe et sa baguette ont exécuté beaucoup de miracles, ont converti milliers d’âmes, et, en confrontant le martyre, ils ont converti encore plus de personnes.

Je doute que J.K. Rowling plane d’utiliser la Légende Dorée directement dans le tome 7, mais—étant donné qu’elle a une grande connaissance de la littérature et des mythes et légendes inspirateurs de l’Europe—il est presque impossible qu’elle ne connaisse pas la Légende Dorée.

En toute case, j’attends que le volume final de la série d’Harry Potter complexifie l'histoire de Severus Rogue comme un homme malfaisant qui a premièrement servi le pouvoir ordinaire, puis le mal incarné, et enfin—en risquant courageusement sa propre vie et utilisant son talent énorme—viendra face-à-face avec le bien, comme il est libéré du fardeau de ses propres péchés, et libère également beaucoup d’autres pécheurs.


Aussi:

A Dementor Short. Mugglewear Casual mars Harry hat trick.Reason Online. June 4, 2004. Review of Harry Potter and the Prisoner of Azkaban movie.

Deconstructing Rowling. National Review Online. June 20, 2003. Review of The Hidden Key to Harry Potter, which convincingly explicates the work as a series of Christian fiction, in the tradition of Tolkein and Lewis.

Rumors: Quash one, fuel one. While debunking Harry Potter author's Satanist 'quotes,' News promotes drug's 'role' in deaths. Rocky Mountain News/Denver Post. Dec. 2, 2001.

Mugglemania. Harry Potter is the ur-libertarian who just might save civilization. National Review Online. July 22-23, 2000.

 

Page d'accueil de Kopel ] Kopel en francais ] mobile ] RSS ] video ] audio ] blog ] articles courts en journaux et magazines ] livres et articles savants ] documents juridiques ] Droit penal ] ordinateurs et telecommunications ] environnement ] sante, l'education et le bien-etre ] l'histoire ] internationaux ] medias et la liberte de la pression ] religion ] droit de tirer les armes: questions de politique générale ] droit de tirer les armes: droit, histoire, philosophie, politique ] droit de tirer les armes, internationaux ] terrorisme ] Waco ] Kopel en italien ] Kopel en espagnol ] Kopel en polonais ] Kopel en russe ] Kopel en chinois ] Kopel en tcheque, hongrois, allemand, nederlandais, suedois, danois, et portugais ] lieu d'exploitation principal d'Institut de l'Independance ]

Partager cette page :

| More

Suivez Dave à Twitter.

Cherchez Kopel website :

 

Kopel RSS feed Cliquez sur l'icône pour obtenir les mises à jour RSS / XML de ce site, et de blogue de Dave.

Rien écrit ici ne doit être interprété selon les besoins représenter les vues de l'Institut de l'Indépendance ou comme tentative d'influencer n'importe quelle élection ou action législative. Veuillez envoyer les commentaires à l'Institut de l'Indépendance, 727 East 16th Avenue, Denver, Colorado, 80203, États-Unis. téléphone 303-279-6536. (e-mail) webmngr @ i2i.org

Copyright © 2014