La Désobéissance Civile au Canada

Sur les armes à feu, ce n’est pas unes contradiction

 Par Dave Kopel, Dr Paul Galland et Dr Joanne Eisen,

de l’ Independence Institute (l’institut pour l’indépendance).

National Review Online. 2 août 2000. En anglais.

On ne compte pas entendre les mots « désobéissance civile » et « Canada » dans la même phrase. Il semble aussi improbable que la possibilité d’entendre « les français » juxtaposés avec « humbles, » ou de lire « le gouvernement russe » à la même page qu' « honnête ». Néanmoins, le gouvernement de parti libéral du premier ministre canadien Jean Chrétien a provoqué ce qui peut être la plus grande désobéissance civile, et celle le plus longuement soutenue, dans l'histoire canadienne.

Depuis 1977, le Canada a autorisé les propriétaires d’armes en utilisant un système de permis, et la plupart des canadiens propriétaires d’armes se sont conformés au système. Cependant, l'enregistrement d’arme a toujours été différent. Un effort gouvernemental en 1940 d'enregistrer les armes longues, sous le prétexte de la Deuxième Guerre mondiale, n'a jamais réussi d’enregistrer plus du tiers de l’approvisionnement d’armes à feu dans le pays, et a été abandonné en 1945.

Après avoir échoué à l'enregistrement universel des armes à feu dans les années 40, le gouvernement canadien est maintenant revenu à l'entreprise. Commençant le 1er janvier 2001, toutes les armes à feu en possession d’individus doivent être enregistrées.

Cependant, jusqu'ici, considérablement moins que le tiers des fusils et carabines canadiens ont été enregistrés, de sorte que les chiffres finals d'enregistrement pourraient ne pas atteindre le niveau pathétique atteint sous la loi de 1940. Aujourd'hui, en effet, les vont considérablement plus loin que la décision discrète de leurs ancêtres de passer outre à la loi de 1940. R. Bruce Hutton - autrefois un officier de la Gendarmerie royale du Canada, la force nationale de la police du Canada – a formé le « Law Abiding Unregistered Firearms Association » (LUFA). Hutton a voyagé d’un bout à l’autre du Canada, en encourageant la résistance au nouvel Firearms Act (loi sur les armes à feu) et en exhortant ses compagnons d’armes de « venir en prison avec moi ».

Plus de vingt mille Canadiens avaient relevé le gant, en déclarant publiquement leur intention de désobéir à la loi en ne se conformant pas à l’enregistrement. La colère de Hutton a clairement résonné parmi d’autres Canadiens, montrant qu'un homme ordinaire peut faire une différence extraordinaire.

Le 1er janvier 2001, les membres de LUFA se sont préparés à se tenir sans armes devant des bureaux de RCMP et à soumettre, comme criminels, à leurs cinq ans de prison. Le nombre de membres projeté de LUFA à ce temps là sera assez pour accabler un système canadien de criminel-justice déjà tendu.

En effet, la bureaucratie d'enregistrement est déjà reconnue comme désastre par les observateurs indépendants. Le coût promis de l'enregistrement était seulement 120 millions de dollars (canadiens), mais il a déjà coûté approximativement $ 325 millions. Le gouvernement central a durement travaillé pour empêcher les contribuables d'obtenir les documents de gouvernement qui détaillent les coûts, et même pour les empêcher de découvrir combien de fonctionnaires et d’agents de police travaillent sur l’enregistrement d’arme.

Les gouvernements provinciaux d'Alberta, de Saskatchewan, et de Manitoba ont donné la responsabilité de l'administration et l'application de toutes les lois fédérales du contrôle des armes (même les lois passées avant la loi d'enregistrement) à l’Ottawa, et ont annoncé qu'ils refuseront de faire obéir les contrôles d’armes fédéraux .

Pourquoi sont nos voisins au nord, habituellement obéissants, si excités?

Une raison est qu’ils comprennent maintenant que l'enregistrement d’arme vraiment aboutit à la confiscation. Les armes de poing sont enregistrées au Canada depuis 1934, et pendant des décennies, le gouvernement canadien a utilisé les dossiers d'enregistrement seulement pour des buts innocents. Mais peu de temps après avoir gagné l'élection en novembre 1993, le nouveau gouvernement de Chrétien a imposé un décret administratif pour interdire plus de la moitié des armes de poing du Canada. Les propriétaires enregistrés courants peuvent posséder les armes jusqu'à ce qu'ils meurent, et puis ils doivent les rendre au gouvernement. Aucune indemnisation ne sera payée pour la confiscation.

La loi de l’enregistrement d’arme, Bill C-68, a donné au gouvernement l'autorité de confisquer tous les fusils, à sa discrétion - un fait auquel la National Firearms Association(l’association nationale d’armes à feu) du Canada a donné beaucoup de publicité. L'enregistrement de cette année est clairement une étape vers la confiscation quelques années plus tard.

Pourquoi est-ce que le parti Libéral pousse si résolument pour l’enregistrement, bien que la loi d'enregistrement renvoie tant de Canadiens - particulièrement sur la prairie – du parti Libéral?

La raison n’a rien à faire avec la sécurité publique. Le ministère de la Justice a travaillé diligemment à la suppression d’un rapport indépendant de recherches - un rapport commissionné par le ministère de la Justice - montrant que la loi de 1977 (qui a exigé des licences pour les propriétaires armes) a été un échec.

Un motif pour l'enregistrement est simplement un calcul politique grossier – bien que possiblement en erreur – qu’une attaque contre la culture « masculine » va gagner plus de votes féminins urbains qu’elle va perdre des votes masculins ruraux. En effet, les résultats des sondages d’opinions canadiens qui soutiennent le contrôle des armes sont presque parfaitement ignorants des vraies lois canadiennes pour le contrôle des armes, qui sont déjà strictes. Leur motif principal pour pousser plus de contrôle des armes n’est pas leur expectation que les gens auront plus de sûreté, mais leur désir d'exprimer leur antipathie pour les valeurs « machos ».

Dans son discours à l’onzième conférence annuelle de la « Community Legal Education Association » en janvier 1996, le sénateur Sharon Carstairs a fait une admission impressionnante, pendant qu’elle pensait que personne n’écoutait pas: La nouvelle loi d'armes à feu était faite avec l’intention qu’elle soit intégrale dans les plans de son parti de « reconcevoir la politique sociale du Canada ». Les armes sont favorisées par les mâles ruraux, et sont associées à l’indépendance, et sont, par conséquent, contraire au désir du parti libéral pour une nation féminisée et dépendante.

En un mot, le contrôle des armes canadiennes est un type de crime d’haine au ralenti perpétré par le gouvernement. Le vrai but est de faire du mal à une minorité que le gouvernement déteste. Aux États-Unis, on doit seulement assister à quelques ralliements contre les armes - particulièrement les ralliements du malhonnêtement nommé « Million Mom March » - pour trouver une abondance d’activistes contre les armes, pour qui la haine est évidemment la valeur dirigeante.

La nation canadienne s'est toujours piqué de la tolérance. L'intolérance à l’âme basse qui anime les lois contre les propriétaires d’armes du Canada aide beaucoup de Canadiens de comprendre ce que certains de leurs ancêtres britanniques ont pensé dehors en arrière en 1215 avec le Roi John et la Magna Carta : le temps vient quand un homme qui aime son pays doit dire à son gouvernement, « Arrête. Pas un pas plus loin ».

Traduction par Melissa Rudd.

 

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